Princeton est une oasis de verdure et de tranquillité. De gentillesse et de convivialité, et de toutes ces qualités appréciables que peuvent se permettre des individus au capital social, intellectuel et économique confortable. On y vit agréablement et on y travaille bien.
Princeton vit par et autour de son université, l'université la plus riche des Etats Unis, ceci rapporté au nombre d'étudiants. Elle accueille 7500 étudiants par an, le tiers d'entre-eux en 'post-graduate'. L'admission est 'need blind': Les dossiers de candidature sont sélectionnés sur la base de l'excellence des candidats (7,6% des candidatures présentées à la rentrée dernière ont été admises) et une fois cette sélection faite, la question économique des étudiants admis est traitée. Princeton a été la première université, en 2001, à supprimer les prêts aux étudiants. Aujourd'hui, les étudiants qui ne peuvent honorer les frais d'études (55 000 $ logis et repas inclus) reçoivent tous des bourses et/ou des jobs sur le campus. Ils sont 60% à être dans cette situation.
Si l'on se rappelle les initiatives qui sont prises en amont dans certaines villes américaines, pour prévenir la discrimination sociale à l'accès aux filières d'excellence, on a là un modèle de promotion de l'égalité des chances qu'il est intéressant de mettre deux minutes en face du nôtre.
Mais il est pour autant une constatation qu'on ne peut s'empêcher de faire en vivant dans cette ville et sur ce grand campus: Celle d'une grande diversité des visages et des couleurs, mais avec la couleur noire en moins. Les statistiques en ligne nous confirment en effet que seuls 6% des 12 000 habitants de Princeton (étudiants compris) sont de couleur noire...
Yes, they can...still do better
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Photo de l'auteur (prise sur Nassau Street en allant acheter une glace).

